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L'astragale de Cassiopée
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27 septembre 2013

Hommage à Kofi Awoonor (suite)

Aujourd'hui, deux pèmes très connus (connus des anglophones, j'entends) et une recension critique d'origine ghanéenne. Je ne pense pas que ces textes aient déjà été traduits, en tout cas je n'ai pas trouvé trace de traduction. Il s'agit d'une tentative de pénétrer un monde qui m'est mal connu. Des erreurs sont probables, des contresens sont possibles. Merci d'avance de me signaler les bourdes.

 

 

This Earth, My Brother

 

The dawn crack of sounds known

rending our air

shattering our temples toppling

raising earthwards our cathedrals of hope,

in demand of lives offered on those altars

for the cleansing that was done long ago.

Within the airwaves we carry

our hutted entrails; and we pray;

shrieks abandoned by lonely road-sides

as the gunmen’s boots tramp.

I lift up the chalice of hyssop and tears

to touch the lips of the thirsty

sky-wailing in a million spires

of hate and death; we pray

bearing the single hope to shine

burnishing in the destiny of my race

that glinting sword of salvation.

In time my orchestra plays my music

from potted herbs of anemone and nim

pour upon the festering wounds of my race,

to wash forever my absorbent radiance

as we search our granary for new corn.

 

There was that miracle we hoped for

that salvation we longed for

for which we said many prayers

offered many offerings.

 

In the seasons of burning feet

of bad harvest and disastrous marriages

there burns upon the glint edge of that sword

the replica of the paschal knife.

The sounds rounded our lonely skies

among the nims[1] the dancers gather their cloths

stretching their new-shorn hides off offered cows

to build themselves new drums.

Sky-wailing from afar the distant tramp

of those feet in rhythm

miming underneath them violence.

Along the roads lined with mimosas

the mangled and manacled are dragged

to the cheers of us all.

We strew flowers at the feet of the conquerors

beg for remission of our sins……He will come out of the grave

His clothes thrown around him;

worms shall not have done their work.

His face shall beam the radiance of many suns.

His gait the bearing of a victor,

On his forehead shall shine a thousand stars

he will kneel after the revelation

and die on this same earth.

 

And I pray

That my hills shall be exalted

And he who washes me,

breathes me

shall die.

They led them across the vastness

As they walked they tottered

and rose again. They walked

across the grassland to the edge of the mound

and knelt down in silent prayer;

they rose again led to the mound,

they crouched

like worshippers of Muhammed.

Suddenly they rose again

stretching their hands to the crowd

in wasteful gestures of identity

Boos and shrieks greeted them

as they smiled and waved

as those on a big boat journey.

A sudden silence fell

as the crowd pushed and yelled

into the bright sharp morning of a shooting.

 

They led them unto the mound

In a game of blindman’s bluff

they tottered to lean on the sandbags

Their backs to the ocean

that will bear them away.

The crackling report of brens

and the falling down;

a shout greeted them

tossing them into the darkness.

 

and my mountains reel and roll

to the world’s end.

 

 

Cette terre, mon frère

 

L'aube se fêle de sons connus

déchirant l'air

brisant nos temples, renversant

cul par dessus terre nos cathédrales d'espoir,

dans l’exigence de vies offertes sur les autels

pour le nettoyage qui a été fait il ya longtemps.

Dans les ondes nous portons

nos entrailles abritées, et nous prions;

cris d’abandon le long des bas-côtés solitaires

que martèlent les bottes des hommes armés.

Je lève le calice de l'hysope et des larmes

Pour toucher les lèvres des assoiffés

lamentant au ciel un million de flèches

de haine et de mort; nous prions

portant le seul espoir de briller

polissant dans le destin de ma race

cette épée brillante du salut.

à temps mon orchestre joue ma musique

à partir d'herbes empotées d’anémone et les eaux

se déversent sur les plaies purulentes de ma race,

pour laver pour toujours mon éclat absorbant

quand nous fouillons notre grenier pour trouver du blé nouveau.

Là était ce miracle que nous espérions

ce salut que nous désirions

pour lequel nous avons dit beaucoup de prières

offert de nombreuses offrandes.

 

Dans les saisons de pieds brûlants

de mauvaises récoltes et de mariages désastreux

ici brûle sur le fil éclatant de l'épée

la réplique du couteau pascal.

Les sons encerclaient nos cieux solitaires

sous les averses[2] les danseurs rassemblent leurs vêtements

étirant les peaux tondues de frais venant des vaches offertes

pour se construire de nouveaux tambours.

Se lamentant au ciel de loin le martèlement lointain

de ces pieds en rythme

mimant sous eux la violence.

Le long des routes bordées de mimosas

les mutilés et les menottés sont traînés

sous les applaudissements de nous tous.

Nous jetons des fleurs aux pieds des vainqueurs

prions pour la rémission de nos péchés ...

 

... Il va sortir de la tombe

Ses vêtements jetés autour de lui;

Les vers n’auront pas fait leur travail.

Sa face rayonnera de nombreux soleils irradiants.

Sa démarche le sourire d'un vainqueur,

Sur son front brilleront un millier d’étoiles

il s’agenouillera après la révélation

et mourra sur cette même terre.

 

Et je prie

Que mes collines soient exaltées

Et que celui qui me lave,

me respire

meure.

Ils les conduisirent à travers l'immensité

Alors qu'ils marchaient, ils s'écroulèrent

et ressuscitèrent. Ils marchèrent

à travers la prairie jusqu’au bord de la butte

et se mirent à genoux pour une prière silencieuse;

ils se relevèrent menés à la butte,

ils s’accroupirent

comme des adorateurs de Mahomet.

Soudain, ils se levèrent de nouveau

tendant leurs mains vers la foule

dans d’inutiles gestes d'identité

Lazzis et cris les accueillirent

comme ils souriaient et divaguaient

comme lors d'un grand voyage en bateau.

Un silence soudain tomba

Alors que la foule poussait et hurlait

dans le matin bien clair d'une fusillade.

 

Ils les ont conduits jusques au monticule

Dans un jeu de colin-maillard

ils vacillaient à se pencher sur les sacs de sable

Le dos face à l'océan

qui va les emporter.

Le rapport crépitant des fusils mitrailleurs

et la chute ;

un cri les salua

les lançant dans les ténèbres.

 

et mes montagnes vacillent et s’écoulent

jusqu’à la fin du monde

traduction  : cahiers de l'estran

[1] Nim : eau en suga (dialecte camerounais) ?

[2] Traduction conjecturale de nims

 

 

 

L’entrée Kofi Awoonor dans http://www.poetryfoundationghana.org/index.php/poets-connect/poets-directory/item/496-kofi-awoonor est à jour, sa présentation est assez critique, notamment de l’œuvre récente. C’est peut-être ce que disait en filigrane le poète ghanéen Kwame Dawes : « Je me console dans la beauté de cette poésie, et dans le fait qu'à un certain niveau , il était peut-être prêt pour ce qui l’attendait dans ce centre commercial hier. » Voici la traduction de l’entrée anonyme consacrée à Kofi Awoonor sur le site ghanéen. 

Kofi Awoonor (né George Awoonor-Williams ) est né à Wheta au Ghana de parents Ewe. Sa grand-mère était une chanteuse de chants funèbres, et beaucoup de ses premières œuvres sont calquées sur ce type de poésie orale Ewe . Selon le critique Derek Wright, la poésie "à la fois s’appuie sur un héritage de familial personnel et ouvre la voie vers un héritage africain plus large. " Dans Redécouverte (1964) et dans Pétales de sang (1971), Awoonor utilise le motif classique du chant funèbre, le «retour contrarié ou douloureux » pour décrire l'expérience d’un africain doté d’une éducation occidentale qui regarde en arrière sa culture autochtone. Le poème le plus célèbre de son premier recueil est " le Tisserin " En cela , il utilise le tisserin , un colonisateur notoire qui détruit son arbre hôte , comme une métaphore de l'impérialisme occidental en Afrique. Il décrit les excréments de l'oiseau comme profanant les lieux sacrés et les fermes . Il accuse également les Africains de céder à la créature.

Awoonor a écrit deux romans. La première, Cette terre, mon frère ... (1971 ) est un roman expérimental , qu'il décrit comme un « poème en prose ». Dans ce document, Awoonor raconte une histoire sur deux niveaux , chacun représentant une réalité distincte . Le premier niveau est un récit classique qui décrit en détail une journée de la vie d'un avocat nommé Amamu . Sur un autre plan , c'est un voyage mystique et symbolique rempli d'allusions bibliques et littéraires. Ces parties du texte traitent de la nouvelle nation du Ghana, qui est représenté par un bébé sur un tas de fumier . Le fumier est à la fois source de pourriture et de renouvellement, et de la sorte représente les fondations sur lesquelles le Ghana a été construit, selon Awoonor .

Awoonor a étét étroitement lié au premier président du Ghana, Kwame Nkrumah. Peu de temps après que Nkrumah a été chassé par un coup d'Etat en 1966, Awoonor s'est exilé. À l'étranger, il a fait des études supérieures et un doctorat , obtenant un doctorat en littérature de l'Université d'Etat de New York à Stony Brook en 1972. Sa thèse a été publiée par la suite sous le titre Le Sein de la Terre ( 1975). Il est retourné au Ghana en 1975. Peu après, il a été arrêté pour sa participation présumée à un complot Ewe. The House by the Sea (1978), un recueil de poèmes, raconte sa vie en prison.

Awoonor n'a pas beaucoup écrit ces derniers temps, mettant plutôt l’accent sur ses activités politiques au Ghana. Malheureusement, cela semble avoir amoindri tant en qualité qu’en quantité sa production littéraire . Son oeuvre récente a été comparé défavorablement à sa production antérieure. Derek Wright qualife son roman le plus récent , Vient enfin le Voyageur (1992), sur le parcours d'un afro-américain au Ghana, de « plat et fatigué. " Il est mort dans l'attaque du centre commercial Westgate au Kenya en Septembre 2013.

 

 

 

Songs of Sorrow

 

I

 

Dzogbese Lisa has treated me thus

It has led me among the sharps of the forest

 

Returning is not possible

And going forward is a great difficulty

The affairs of this world are like the chameleon faeces

Into which I have stepped

When I clean it cannot go.

I am on the world’s extreme corner,

I am not sitting in the row with the eminent

But those who are lucky

Sit in the middle and forget

I am on the world’s extreme corner

I can only go beyond and forget.

My people, I have been somewhere

If I turn here, the rain beats me

If I turn there the sun burns me

The firewood of this world

Is for only those who can take heart

That is why not all can gather it.

The world is not good for anybody

But you are so happy with your fate;

Alas! the travelers are back

All covered with debt.

 

II

 

Something has happened to me

The things so great that I cannot weep

I have no sons to fire the gun when I die

And no daughter to wail when I close my mouth

I have wandered on the wilderness

The great wilderness men call life

The rain has beaten me,

And the sharp stumps cut as keen as knives

I shall go beyond and rest.

I have no kin and no brother,

Death has made war upon our house;

And Kpeti’s great household is no more,

Only the broken fence stands;

And those who dared not look in his face

Have come out as men.

How well their pride is with them.

Let those gone before take note

They have treated their offspring badly.

What is the wailing for?

Somebody is dead. Agosu himself

Alas! a snake has bitten me

My right arm is broken,

And the tree on which I lean is fallen.

Agosi if you go tell them,

Tell Nyidevu, Kpeti, and Kove

That they have done us evil;

Tell them their house is falling

And the trees in the fence

Have been eaten by termites

That the martels curse them.

Ask them why they idle there

While we suffer, and eat sand.

And the crow and the vulture

Hover always above our broken fences

And strangers walk over our portion.

 

Chants de tristesse

 

I

 

Dzogbese Lisa m'a traité de telle façon

Que ça m’a conduit au milieu des abrupts de la forêt

 

Retourner n'est pas possible

Et aller de l'avant est une grande difficulté

Les affaires de ce monde sont comme les crottes de caméléon

Dans lesquels j'ai marché

Quand je nettoie ça ne s’en va pas.

Je suis dans le coin extrême du monde,

Je ne suis pas assis au rang des grands de ce monde

Mais ceux qui ont de la chance

Sont assis au milieu et oublient

Je suis dans le coin extrême du monde

Je peux juste aller au-delà et oublier.

Mon peuple, j'ai été quelque part

Si je me tourne ici, la pluie me bat

Si je me tourne là le soleil me brûle

Le bois de feu de ce monde

N’est fait que pour ceux qui peuvent prendre courage

C'est pourquoi tous ne peuvent pas le ramasser.

Le monde n'est bon pour personne

Mais vous êtes tellement content de votre sort;

Hélas! les voyageurs sont de retour

Tout couverts de dettes.

 

II

 

Quelque chose s'est passé pour moi

Les choses si grandes que je ne peux pas pleurer

Je n'ai pas de fils pour tirer au canon quand je mourrai

Et pas de fille pour pleurer quand ma bouche se fermera

J'ai erré dans le désert

Le grand désert que les hommes appellent la vie

La pluie m'a battu,

Et les souches aigües coupent aussi fort que des couteaux

Je vais aller au-delà et me reposer.

Je n'ai ni parents ni frère,

La mort a fait la guerre à notre maison;

Et la grande maison de Kpeti n'est plus,

Ne reste que la seule clôture brisée;

Et ceux qui n'osaient pas regarder son visage

Se sont révélés des hommes.

Combien leur fierté est en eux.

Que ceux qui sont partis avant prennent note

Ils ont mal traité leur progéniture.

Pour quoi est la complainte ?

Quelqu'un est mort. Agosu lui-même

Hélas! un serpent m'a mordu

Mon bras droit est cassé,

Et l'arbre sur lequel je m'appuie est tombé.

Agosi si vous allez leur dire,

Dites à Nyidevu, à Kpeti et à Kove

Ce qu'ils ont nous ont fait le mal;

Dites-leur que leur maison est en ruines

Et que les arbres de la clôture

Ont été mangés par les termites

Que les Martels les maudissent.

Demandez-leur pourquoi ils traînent ici

pendant que nous souffrons, et mangeons du sable.

Et que le corbeau et le vautour

Passent toujours au-dessus de nos clôtures brisées

Et que les étrangers marchent sur notre destin.

traduction  : cahiers de l'estran

 

POETIC ANALYSIS : Songs of sorrow is a poem that is divided into two parts with different themes. The first part of the poem portrays the poverty state at which the poet finds himself, while the second part is a dirge that portrays the lamentation of the poet over the death of his household and neighbours.The first stanza of the poem starts with a blame on the ancestor that isfeatured as Dzogbese Lisa, whom the poet believe that he his the determiner of is life. The poet says that his ancestor has treated him bad by leading him “among the sharps of the forest” The forest as used by the poet is symbolic to the world and the word “sharps” indicates a particular place where things are difficult. The poet furthers by saying that his “returning is not possible and going forward is a great difficulty ”. The two lines imply that any attempt hemakes to change his status is very difficult. Using simile, the poet represents the “affairs of this world  ” with the “faeces of the chameleon”, which he stepped on but when he tries to “clean, it cannot go”The second stanza is made of sestet that describes the poet’s position in the world. He sees himself “on the world extreme corner ”, as he his unable to be seen or associated with the influential people in the society. The poet explains here that social stratification could be high, middle and low by saying that some who did not fall in the extreme corner like him are lucky because they “ sit in the middle and forget ” who are less privilege. He says that he “can only go beyond  ” his status and that would make him also forgetful.

 

ANALYSE POÉTIQUE (source http://fr.scribd.com/doc/24563558/Songs-of-Sorrow)

 

Songs of sorrow (Chants de tristesse) est un poème qui est divisé en deux parties avec des thèmes différents. La première partie du poème décrit l'état de pauvreté où se trouve le poète, tandis que la deuxième partie est un chant funèbre qui dépeint la lamentation du poète sur la mort de son ménage et de ses voisins. La première strophe du poème commence par un blâme sur l'ancêtre qui est défini comme Dzogbese Lisa, que le poète croit être le déterminant de sa vie. Le poète dit que son ancêtre a l’a mal traité en le menant « entre les abrupts de la forêt » La forêt telle qu'elle est utilisée par le poète symbolise le monde et le mot «abrupts (sharps)» indique un endroit particulier où les choses sont difficiles. Le poète poursuit en disant que « retourner n'est pas possible et aller de l'avant est une grande difficulté ». Les deux lignes impliquent que toute les de tentatives de changer son statut est très difficile. Utilisant la comparaison, le poète représente les « affaires de ce monde » avec les « excréments du caméléon », sur quoi il a marché sur mais quand il essaie de « nettoyer, ça ne s’en va pas ». La deuxième strophe est faite de sestet qui décrit la position du poète dans le monde. Il se voit « dans le coin extrême du monde », car il est incapable d’être vu ou associé avec les personnes influentes dans la société. Le poète explique ici que la stratification sociale pourrait être élevée, moyenne ou faible en disant que ceux qui ne sont pas tombés dans le coin extrême comme lui sont chanceux parce qu'ils «sont assis au milieu et oublient» ceux qui sont moins privilégiés. Il dit qu'il « peut juste aller au-delà » de son statut ce qui le rendrait lui  aussi oublieux.

 

Note : je n’ai recours à ces analyses “poétiques” que parce que la poésie et le style de Kofi Awoonor me sont très exotiques. J’en profite pour signaler que ces traductions sont faites pour être corrigées par les lectrices et les lecteurs attentifs.

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Commentaires
J
Arrêtez-les ! Keystone XL va nous apporter le plus sale pétrole de la planète.<br /> <br /> <br /> <br /> écrit Tom Giesen invité par Informed Comment<br /> <br /> <br /> <br /> Les États-Unis importent déjà chaque jour du Canada plus de 2,5 millions de barils de pétrole. Une grande partie en est du pétrole provenant des sables bitumineux. Le projet de pipeline Keystone XL aux États-Unis pour le pétrole des sables bitumineux est une erreur énorme et irréversible.<br /> <br /> Le traitement des sables bitumineux a contaminé d'énormes quantités d'eau, empoisonné les communautés situées en aval, et détruit les écosystèmes incomparables, les remplaçant par des décharges de déchets toxiques. Les sables bitumineux de l'Alberta produisent le pétrole le plus sale de la planète. Les sables bitumineux s'étendent à travers une vaste zone des forêts boréales de l'Alberta. Le processus d'obtention du pétrole (oil) à partir des sables bitumineux est destructeur, pollue énormément, et est coûteux. Voici ce dont il s'agit : pour accéder aux sables bitumineux situés près de la surface, la végétation boréale est soumise à des coupes claires et/ou dépouillée, les sols qui les recouvrent sont excavés et évacués, et le sable bitumineux à ciel ouvert - un mélange de bitume, de sable et d'argile - est extrait par couches (strip-mined) et transporté vers une usine de traitement. Il faut plus de deux tonnes et demies de sables bitumineux pour faire un baril de pétrole. Lors du traitement, les sables bitumineux sont mélangés à l'eau des rivières (ce qui en rend les eaux toxiques), puis jetés dans un séparateur et chauffés pour amener le bitume à flotter vers le haut. Le bitume flottant est ensuite écrémé (skimmed off), et le reste des déchets hautement toxiques - du bitume non flottant, du sable, de l'argile et de l'eau - sont vidés dans des étangs dans la région d'extraction minière à ciel ouvert. Oiseaux méfiez-vous! Le bitume épais du séparateur est mélangé avec des hydrocarbures plus légers afin qu'il puisse être pompé et ensuite raffiné en pétrole brut lourd. Les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) causées par les multiples processus sont supérieures de plus de 20% à celles de pétrole brut normal. Les Émissions provenant des sables bitumineux sont presque aussi mauvaises que celles du charbon.<br /> <br /> La seule chose plus toxique que des étangs accueillant des déchets de sables bitumineux est la pensée qui leur a permis d' être inventée.<br /> <br /> <br /> <br /> Tom Giesen <br /> <br /> Stop it Now! Keystone XL will Bring Us the Dirtiest Oil on the Planet (Giesen) Posted: 07 Oct 2013 10:45 PM PDT<br /> <br /> <br /> <br /> Tom Giesen writes in a guest column for Informed Comment<br /> <br /> <br /> <br /> The US already imports over 2.5 million barrels of Canadian oil each day. Much of it is tar sands oil. The proposed Keystone XL pipeline in the US for tar sands oil is a huge and irreversible mistake.Tar sands processes have contaminated huge quantities of water, poisoned downstream communities, and destroyed incomparable ecosystems, replacing them with toxic waste dumps. Alberta’s tar sands produce the dirtiest oil on the planet. The tar sands stretch across a huge area in Alberta’s boreal forests.The process of getting oil from tar sands is destructive, hugely polluting, and expensive. Here is what is involved:To access the near-surface tar sand, the boreal vegetation is clear-cut logged and/or stripped off, the covering soils dug up and hauled off, and the exposed tar sand – a mix of bitumen, sand and clay – is strip-mined and transported to a processing plant. It takes more than two and a half tons of tar sands to make one barrel of oil. In processing, the tar sands are mixed with river water (making the water toxic); then dumped in a separator and heated to induce the bitumen to float to the top. The floating bitumen is then skimmed off, and the remaining highly toxic wastes – non-floating bitumen, sand, clay and water – are taken to ponds in the open pit mining area and dumped. Birds beware! The thick bitumen from the separator is mixed with lighter hydrocarbons so it can be pumped and then refined into a heavy crude oil. The carbon dioxide emissions caused by the multiple processes are more than 20% greater than those from normal crude oil. Tar sands emissions are nearly as bad as coal.The only thing more toxic than tar sands waste ponds is the thinking that allowed them to be created.Tom Giesen
H
Merci Elena :)...
H
Merci Elena :)...
H
Merci Elena :)...
E
Bonsoir Jean-Ollivier et Harmonia et Kara et qq autres. <br /> <br /> J'essaierai de prendre le temps de lire attentivement textes et traductions, pour l'instant je n'ai que survolé, mais je voulais vous faire signe. Ce serait bien que ce blog revive !
L'astragale de Cassiopée
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