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L'astragale de Cassiopée
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27 mars 2014

Silence ...

Sur le blog de Paul Edel, Christiane m'a demandé de traduire ce poème que je ne connaissais pas. Il se trouve que cette demande coïncide avec la mise en sommeil de ce blog. J'en ai pris les clefs chez Harmonia le 1er avril 2012, je les rends le 31 mars 2014.

Ce texte est donc tout à fait de circonstance. J'ai recherché la version originale (?) du texte. C'est celle que je mets en tête. Je n'ai pas vu le film de Jane Campion, et cet essai de traduction en est indépendant.

 

Thomas Hood 1798-1845 Silence

 

THERE is a silence where hath been no sound, 
There is a silence where no sound may be, 
         In the cold grave--under the deep, deep sea, 
Or in wide desert where no life is found, 
Which hath been mute, and still must sleep profound; 
         No voice is hush'd--no life treads silently, 
         But clouds and cloudy shadows wander free, 
That never spoke, over the idle ground: 
But in green ruins, in the desolate walls 
         Of antique palaces, where Man hath been, 
Though the dun fox or wild hyaena calls, 
         And owls, that flit continually between, 
Shriek to the echo, and the low winds moan-- 
There the true Silence is, self-conscious and alone. 

 

Il existe un silence où nul son n’a été
Il existe un silence où nul son ne saurait être,
          Dans le froid de la tombe — sous la mer, la mer profonde
Ou en plein désert où nulle vie ne se trouve,
Qui s’est vu assourdi, et se doit immobile* d’un sommeil profond,
          Nulle voix n’est étouffée, — nulle vie ne s’avance en silence,
          À part les nuages et leurs ombres vagabondes,
Qui jamais ne dirent mot, sur le sol désœuvré
Que dans les ruines verdies, dans les murs désolés
          Des antiques palais, où jadis l'Homme fut,
Bien que le renard brun, ou la hyène sauvage, crie,
          Et que les hiboux, qui volètent sans cesse de ci de là,
Hurlent à l'écho, et que les vents faibles gémissent,
Là se trouve le vrai silence, conscient de soi et seul. »

 

immobile*  : je traduis ainsi still, conscient que c'est peut-être "encore" qui conviendrait ; pas trouvé de mot français qui donne les deux sens.

Voilà, c'est fini. Les commentaires restent ouverts (svp pas de condoléances), en attendant le nouveau maître des lieux

 

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Commentaires
F
J'espère grandement que vous continuerez à produit de cette qualité là ! Merci à vous.
P
Apparition de Kosztolányi sur la rdl.<br /> <br /> Souvenirs de Kara (entre autres) et d'un blog.<br /> <br /> Retour pour .....retrouver.....<br /> <br /> Panneau de fermeture définitive sur la porte (moi qui croyais que déjà....)<br /> <br /> Erreur donc.<br /> <br /> Trop tard pour cinq jours, c'est peu, c'est trop.<br /> <br /> Merci à Harmonia et Jean-Ollivier.
M
Si la récolte semble parfois décevante, rien n'est jamais semé en vain .<br /> <br /> (parole d'instit!)<br /> <br /> Merci pour les voyages.<br /> <br /> A bientôt .
J
La traduction n'est pas très bonne. Elle est en cours de révision...
C
Grand merci, Jean-Ollivier. Ce très beau poème éclaire le personnage de Ada dans le final du film de Jane Campion.<br /> <br /> Ce blog qui se clôt, ce silence... Merci pour tout.
L'astragale de Cassiopée
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