l'énigme de ce soir : pourquoi ce poème (pas fameux), et sa traduction (quelconque)sont-ils publiés ce soir

Le Tien et le mien (1904) Florence Earle Coates
Picquart

Pour l'amour de la justice et pour celui de la vérité,
Oui, c’est pour eux, pour eux qu’il a mis de côté
Poste et privilèges, fortune et fierté
Associés à son juste renom, ses bons amis, en vérité,
Toutes les récompenses d'une jeunesse illustre,
Et qu’il a opposé ses forces à la marée montante,
Et qu’il a donné son âme à crucifier,
Pour l'amour de la justice et pour celui de la vérité.

Gardien du sceau irréductible de la gloire,
O ! nous t’élevons au rang de héros!
La vie, courant telle un fleuve agité,
Nous emporte si vite, que nous pouvons oublier
Le nom envers qui nous avons une dette si haute ;
Mais toi conserve le, et ne souffre pas qu’il meure ! (traduction j-o)

 

Mine and Thine (1904) by Florence Earle Coates
Picquart

FOR love of justice and for love of truth"—
ye, 't was for these, for these he put aside
Place and preferment, fortune and the pride
Of fair renown; the friends he prized, in sooth,
All the rewards of an illustrious youth,
And set his strength against a swollen tide,
And gave his spirit to be crucified—
For love of justice and for love of truth.

Keeper of the abiding scroll of fame,
Lo! we entrust to thee a hero's name!
Life, like a restless river, hurrying by,
Bears us so swiftly on, we may forget
The name to which we owe so deep a debt;
But guard it thou, nor suffer it to die!

la solution de l'énigme dans un journal américain

http://www.nytimes.com/2014/01/18/opinion/the-whistle-blower-who-freed-dreyfus.html?nl=opinion&emc=edit_ty_20140117&_r=0*

J'en mettrai, en principe, une traduction résumée demain

addendum du dimanche 19 : faute de temps, je ne traduis pas l'article, et mets un condensé de la note Wikipédia sur Picquart.

Marie-Georges Picquart (1854-19 janvier 1914) est un général et homme politique français. Il est le personnage central du dénouement de l'Affaire Dreyfus. En 1872 il entame une brillante carrière militaire. Il devient professeur à l'École supérieure de guerre et a comme élève Alfred Dreyfus. En 1895 il est promu chef du Deuxième Bureau. Il relève des indices accusant Esterházy (le petit bleu). et se convainc de l'innocence de  Dreyfus. Il en informe sa hiérarchie, qui le placardise en Tunisie. Picquart communique à Scheurer-Kestner, un politique, les preuves dont il dispose. Il est Chassé de l'armée en 1898 et emprisonné. Picquart, réhabilité le même jour que Dreyfus est nommé général en 1906, et ministre de la Guerre trois mois plus tard, (cabinet Clemenceau (1906-1909). Il meurt accidentellement le 19 janvier 1914.

Bibliographie : Christian Vigouroux, Georges Picquart, dreyfusard, proscrit, ministre : La justice par l'exactitude, Dalloz, Hors collection, 529p, déc. 2008 (ISBN 9782247080250) source Wikipedia

Il y a bien d'autres énigmes associées ; pourquoi le silence sur un homme honorable au sens strict, alors que ....

Y a-t-il un rapport avec Snowden ?

Comment se fait-il que l'écho n'en apparaisse que dans le New York Times ?

Et les questions que vous pourrez vous poser à l'occasion.